La psychomotricité

Troubles psychomoteur


Le trouble psychomoteur se manifeste à la fois dans la façon dont le sujet est engagé dans l’action et dans sa relation avec autrui. Les troubles psychomoteurs sont des troubles neurodéveloppementaux dont les origines peuvent être multiples et associer des facteurs génétiques, neurobiologiques, psychologiques et/ou psychosociaux qui agissent à différents niveaux d’expression.

Ils peuvent entraver les mécanismes d’adaptation et les capacités d’apprentissage et constituent alors une source de souffrance pour la personne et son environnement

Les principaux troubles psychomoteurs sont :

  • Le trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité
  • Le trouble de l’acquisition de la coordination (dyspraxies de développement)
  • Les dysgraphies de développement
  • Les incapacités d’apprentissage non verbal
  • Les troubles spatiaux
  • Les mouvements anormaux
  • Les troubles de la dominance latérale
  • Les troubles du tonus musculaire
  • Les retards du développement psychomoteur
  • Les troubles du schéma corporel
  • L’inhibition motrice

Le trouble d’acquisition de l’écriture : La dysgraphie

La dysgraphie peut-être ainsi définie : les capacités d’expression écrite, évaluées par des tests, sont nettement au-dessous du niveau escompté compte tenu de l’âge chronologique du sujet, de son niveau intellectuel et d’un enseignement approprié à son âge.

Cette perturbation interfère de façon significative avec la réussite scolaire ou les activités de la vie courante qui requièrent l’utilisation de l’écriture.

En primaire, l’exigence scolaire porte sur la qualité de l’écriture tandis qu’à partir du collège, l’importance est accordée à la vitesse et à la lisibilité de celle-ci.

La dysgraphie étant rarement un trouble isolé, son évaluation ne peut se contenter de simples tests d’écriture. Il convient d’explorer également des thématiques telles que la latéralité, les praxies visuo-constructives, la précision visuo-motrice, le tonus, la dextérité manuelle… De même, certains éléments psychologiques (tels que l’inhibition, un défaut d’affirmation de soi, une agitation, un refus de grandir, une anxiété de performance…) influent sur la qualité de l’écriture et, de ce fait, doivent être pris en compte dans l’évaluation et la prise en charge du trouble.

Même si une dysgraphie sévère nécessite parfois l’utilisation de l’ordinateur dans le contexte scolaire, il est primordial de maintenir la rééducation de l’écriture et de conserver son utilisation.

En effet, les dernières études ont révélé que :

  • Les personnes n’utilisant plus l’écriture manuscrite perdent en qualité de motricité manuelle
  • Plus les personnes maîtrisent l’écriture manuscrite plus la qualité de leur trace écrite en terme de contenu, de formulation, de conceptualisation et de rédaction est élevée

Le trouble d’acquisition des coordinations (TAC) ou dyspraxie

Le TAC peut être ainsi défini : les performances dans les activités quotidiennes nécessitant une bonne coordination motrice sont nettement au-dessous du niveau escompté compte tenu de l’âge chronologique du sujet et de son niveau intellectuel (mesuré par des tests).

Cela peut se traduire par des retards importants dans les étapes du développement psychomoteur (ex : ramper, s’assoir, marcher,…), par le fait de laisser tomber des objets, par de la «maladresse», de mauvaises performances sportives ou une mauvaise écriture. Cette perturbation interfère de façon significative avec la réussite scolaire ou les activités de la vie courante.

Ainsi, il s’agit de difficultés motrices et de lenteur d’exécution, parfois associées à des perturbations des praxies visuo-spatiales et/ou visuo-constructives. Dans le cas d’un TAC aggravé, on observe également des apraxies qui peuvent être idéomotrices (incapacité à mimer l’objet), idéatoire (incapacité à utiliser l’objet dans sa fonction première) ou constructive (difficulté à définir les relations des objets entre eux dans l’espace).
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