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La personne âgée


Un premier entretien avec la personne âgée (et son aidant familial si besoin) ainsi qu’un bilan psychomoteur spécifique à la personne âgée (EGP, Get up and go, Tinetti…) permettent de dégager les compétences sur lesquelles s’appuyer pour favoriser le maintien de l’autonomie ainsi que les difficultés sources de souffrance sur lesquelles travailler afin de favoriser l’émergence d’un mieux-être.

Le maintien de l’autonomie passe par la projection dans l’avenir (à travers l’émergence de désirs) et le réinvestissement de la motricité. On s’appuie notamment sur le renforcement des potentiels pour pallier aux fonctions défaillantes et revaloriser la personne dans ses possibilités. Dans la mesure du possible, les médiateurs utilisés dans la prise en charge et le projet thérapeutique vont se décider à partir des désirs et des intérêts de la personne.

C’est en travaillant sur le lien entre les sphères affective, cognitive et motrice que l’on va aider la personne âgée à conserver son appétit de vivre, à conserver ses capacités, à retrouver un rapport au corps de l’ordre du bien-être, à sortir du vécu du « corps souffrance », du « corps médicalisé »…

Indications psychomotrices et profils thérapeutiques en gériatrie :

  • Désorientation dans l’espace et le temps
  • Troubles de l’équilibre, de la marche, les chutes et syndromes post-chutes

    • Prise de conscience des appuis, de la posture, du rythme
    • Renforcement de la conscience corporelle
    • Reprise des étapes du redressement humain (ouverture/fermeture, retournement et redressement)
    • Apprentissage du relevé du sol (quand les capacités physiques le permettent)
    • Rétablir la confiance en soi par des expériences corporelles positives
  • Troubles du schéma corporel

    • Renforcement de la sensation d’enveloppe corporelle par le toucher, la détente, la mobilisation passive
    • Permettre de retrouver les limites et les axes de mouvement (jeux articulaires, axes de symétrie…)
  • Troubles de la régulation du tonus musculaire et la coordination des mouvements

    • Relaxation
    • Massage
    • Maîtrise de la respiration
    • Conscience et maîtrise du tonus musculaire

      • Troubles anxieux ou anxiété
      • Les dépressions et syndrome de glissement
    • Revalorisation de l’estime de soi et de l’image corporelle
    • Exercices dynamiques sur la conscience de ses limites, la solidité de ses appuis, la résistance physique
    • Écoute bienveillante
    • Nécessité de séances régulières
  • Douleurs aigüe et/ou chroniques  et souffrances psychiques

    • Identification du type de douleur et de ses mécanismes
    • Massages spécifiques
    • Relaxations
    • Exercices de décentration

Au-delà de troubles spécifique, la psychomotricité peut être envisagée pour différentes pathologies rencontrées chez les personnes âgées :

  • Maladie de Parkinson
  • Maladie d’Alzheimer et troubles apparentés
  • Accidents Vasculaires Cérébraux
  • Autres pathologie impactant l’autonomie et la qualité de vie

Le suivi en psychomotricité peut se faire au cabinet aussi bien qu’au domicile de la personne (maison, RPA, EHPAD et autres lieux de vie).

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